Point de vue du neuropsychiatre Boris Cyrulnik sur les attentats

Le passionnant témoignage de Boris Cyrulnik sur la résilience.

Treblinka, le camp de l'horreur

Jeunesse lève-toi (SAEZ)

Les faussaires de l'histoire.

Témoignage d'un ancien gardien du camp d'extermination d'Auschwitz

Lettre de Clara Garnek à son oncle...

Le 16 juillet 1942 eut lieu la rafle du Vél’ d’Hiv’, l’un des évènements les plus tragiques de l’histoire française pendant l’occupation allemande. C’est la plus grande arrestation massive de Juifs sous le régime de Vichy, 13 000 personnes furent arrêtées, dont 4 100 enfants. Cette lettre de la jeune Clara Garnek à sa famille témoigne de leurs terribles conditions de détention.

http://www.deslettres.fr/lettre-de-clara-garnek-a-son-oncle-celles-qui-ont-un-peu-de-courage-elles-le-perdent-petit-a-petit/

 

 

Paris, le 18 juillet 1942

Chers oncles, tantes et cousines

2 mots pour vous dire que nous avons été pris jeudi à 3 heures et demi et on nous a conduit au Vélodrome d’hiver. Nous sommes très malheureux. A chaque instant il y a de nouveaux malades, il y a des femmes enceintes, des aveugles… nous couchons par terre. Hier, on nous a donné du lait pour les enfants de moins de 10 ans, une tartine de pain, une tablette de chocolat, une madeleine, des pâtés. Je ne sais si on pourra supporter encore longtemps ceci. Maman n’en peut plus. C’est encore plus abrutissant que toutes les femmes racontent des choses qui ne tiennent pas debout et au lieu de se remonter elles se descendent et celles qui ont un peu de courage, elles le perdent petit à petit. Je ne peux pas vous en écrire plus long et nous espérons vous revoir bientôt. Jeannot pleure tout le temps parce qu’il veut retourner à la maison.

Clara.

1914-1918 Des Armes et des Mots

La Première Guerre Mondiale racontée par les journaux de guerre et la correspondance de 14 témoins et acteurs du conflit, célèbres ou inconnus, hommes ou femmes, adultes ou enfants, autrichiens, allemands, Italiens, russes, Français, Britanniques ou Canadiens.
En abordant cet événement sous l'angle humain et personnel, il est ainsi permis de donner un éclairage plus intime et aussi plus universel, donc très actuel, sur les drames engendrés par toutes les guerres. Car quel conflit aujourd'hui ne provoque pas les mêmes ravages ?

Traces de la Grande Guerre à Couillet (reportage RTBF)

Son histoire est notre Histoire - Témoignage d'un rescapé de la Shoah - Maurice Minkowski

"Son histoire est notre Histoire" est un film produit dans le seul but d'alimenter la mémoire collective.

Dans cette interview-documentaire, un rescapé des camps de la mort, M. Maurice "Moché" MINKOWSKI, partage avec nous tous ces moments de joie, de doute, de douleur, de souffrance, d'horreur et enfin d'espoir, qui composent sa vie.

Depuis sa libération des camps de concentration, Maurice "Moché" Minokowski n'a qu'un seul but dans la vie, raconter, encore et encore, cette période noire de l'humanité qu'à été la Shoah, afin de combattre l'oubli et l'ignorance et avec pour seule arme : la Mémoire et la Transmission.

Découvrez ce témoignage poignant et émouvant

Un résistant survivant de Sachsenhausen témoigne

 

Né à Saint-Brieuc, résidant à Biganos, en captivité à Sachsenhausen de 1942 à 1945, Maurice Pellan (1) nous livre « l'enfer de ses vingt-sept mois de déportation ». Il y a tout juste 69 ans, le 15 juin 1945, Maurice Pellan rentrait enfin chez lui après avoir survécu à « La marche de la mort ».

« J'avais 20 ans en 1942, je travaillais à la SNCF avec un camarade et nous « trafiquions » les trains. Le 4 décembre 1942, la Gestapo arrive chez mes parents et m'arrête. On nous avait dénoncés. Mon camarade conduisait les locomotives et faisait Brest/Saint-Brieuc, ce jour-là. Prévenu, il avait quitté le train. Repris plus tard, il fut fusillé… Huit jours en cellule avec deux autres copains et nous fûmes transférés au camp de Compiègne. Je suis le seul survivant, les deux autres sont morts en camp… ».

Matricule 58 197

« Le 23 janvier 1943, nous partions de Compiègne pour l'Allemagne. C'était le convoi des 50 000. J'avais le matricule 58 197. À l'arrivée à Sachsenhausen (30 km au nord de Berlin), les portes des wagons s'ouvrent, les chiens aboient. On est dans le noir. Sur la route, des membres de la jeunesse hitlérienne nous jettent des cailloux, nous crachent dessus; nos geôliers nous ayant fait passer pour des terroristes. Dans des baraques, on est déshabillé, tondu et désinfecté au grésil. On nous donne des chaussures sans lacet et des vêtements rayés sur lesquels sont cousus des triangles de couleur. Le mien rouge signifiait « politique ».

Le premier soir de l'appel, on était 30 000. Il y avait une potence, sans pendu. Dessous, se trouvait un jeune Russe, là depuis le matin, avec une betterave dans chaque main. Je me souviendrai toujours… Il faisait moins 25°. Il avait volé quelque chose, pour manger. On l'a retrouvé là, mort gelé, avec ses betteraves… Ajusteur, j'ai été envoyé à Heinkel (usine de construction d'avions) pour fabriquer des pièces de précision. J'ai continué à « saboter » les pièces d'avions, à mes risques et périls. C'est ainsi que le Heinkel 177 fut appelé, par les pilotes allemands, le « cercueil flamboyant ».

La marche de la mort

« En avril 1944, j'attrape la tuberculose et me retrouve dans la « baraque des musulmans » (des prisonniers avec la dysenterie). Je serais probablement mort si l'infirmier ne m'avait laissé le lit d'un mort. Mes camarades s'arrangeaient pour me faire passer du pain de leur ration journalière. Je ne les oublierai jamais… En janvier 1945, il est arrivé des évacués d'Auschwitz dans des wagons en grillage. On voyait les éclats des bombardements sur Berlin. Le 21 mars, les SS décidèrent de nous noyer dans la Mer Baltique. Nous, les 30 000 prisonniers du camp entamèrent une marche de douze jours. C'était terrible. On se nourrissait d'un peu de pain, de feuilles et d'eau des caniveaux. Nous perdîmes plus de 12 000 camarades de toutes les nationalités. C'est ce que les Allemands ont baptisé « la marche de la mort ». Le 2 mai, nous marchions dans les environs de Schwering (près de la Mer Baltique) quand j'entendis : « tu es français ? mais tu es libre » ! On ne s'était pas rendu compte que les Allemands étaient partis. J'ai pleuré pour la 1re fois, en deux ans et demi… J'avais 23 ans, je pesais 39 kg ».

Recueilli par Marie-Dominique Duboy

(1) Président honoraire de l'Amicale de Sachso, Officier de la Légion d'Honneur. En mai 2013, il a été honoré de la médaille de la ville de Biganos.

Visite du camp de concentration de Sachsenhausen avec Hainaut Mémoire, l'ONAC et l'IV-INIG, le 26 juin 2014

Les petits héros du ghetto de Varsovie

Commémoration de la bataille de Gembloux

Commémoration du 74 ème anniversaire de la bataille de Gembloux. En 1940 à l'appel du Souverain Marocain Mohamed V, des soldats marocains combattent aux côtés des alliés contre le nazisme. Parmi eux plus de 2250 ont donnés leur vie et sont enterrés au cimetière de Chastre.

Hôtel Problemski (Dimitri Verhulst)

"Fais seulement comme si je n'étais pas là !" que je dis au gosse en train de crever de faim et dont j'essayais de prendre une photo. Je sentais quelque part que celle-ci serait ma photo. La photo. La photo qui allait inaugurer ma grande percée, qui allait me permettre de gonfler ma valeur marchande et de suggérer au grand patron de Reuter de me retéléphoner un jour où ça m'arrangerait mieux. Un photographe sent ça. " 

Hôtel Problemski a vu le jour de manière fortuite : la directrice du centre fermé d'Arendonk (Campine belge) a demandé à Dimitri Verhulst de traiter du sujet tabou que sont les centres d'accueil. Dimitri Verhulst fut tant hanté par son sujet qu'il ressentit le besoin d'en faire un roman.
Hôtel Problemski a été publié en 2003 en Hollande, traduit dans une dizaine de langues et sélectionné par l'UNESCO en tant qu'oeuvre utilitaire représentative.

 

Le chant des marais (1933)

Le Chant des déportés ou Chant des marais (en allemand Moorsoldatenlied, « chanson des soldats de marécage », ou Börgermoorlied, « chant de Börgermoor ») est un chant composé en 1933 par des prisonniers du camp de concentration de Börgermoor, dans le Pays de l'Ems, en Basse-Saxe.

Il est entonné lors de chaque cérémonie de la déportation, le dimanche précédant le Nouvel An selon le calendrier hébraïque, en la Synagogue de la Victoire, à Paris.

Paul Sobol

Voyage à Auschwitz Birkenau avec monsieur Paul Sobol, ancien déporté d'Auschwitz - 30 janvier 2014

Populisme et extrême droite